Profession de foi

Les Chroniques du Pigeon ont deux uniques souhaits : informer et divertir. D'article en article, nos plumes vont tenter de vous offrir les plus belles perles, les plus beaux abus, bref, les moments importants de notre actualité. Entre humour et impertinence, les rédacteurs du Pigeon n'ont qu'une ambition : être à la hauteur de vos envies. Mais trêves de roucoulements, à nos plumes et bonne lecture.

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Sep/12/2009 

Affaire Hortefeux : "Un vrai dérapage raciste" (Azouz Begag) ou La technologie au service de la transparence

Est-il plus difficile d’être homme politique aujourd’hui qu’il y a dix ans ? On pourrait le croire. La technologie Internet a ainsi eu pour effet de multiplier les sources d’informations. Mini caméras, téléphones portables, on en passe. Résultat : nos hommes politiques n’ont plus un moment de répit. D’abord parce que ce système offre un nouveau paysage médiatique à occuper et qu’il peut s’avérer efficace en terme de communication. Ensuite parce qu’il peut être tout aussi désastreux. Les politiques le savent tous. Et continuent de se planter.

Dernière épisode en date : la sortie de Brice Hortefeux au sujet d’un jeune UMP d’origine arabe : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. »

Tout simplement inimaginable. Aux oubliettes le « Casse-toi, pauvre con » présidentiel, l’élève a dépassé le maître. Le ministre de l’Intérieur, pourtant pas le moins expérimenté, ni le moins attaqué, en particulier sur le sujet du racisme, crée sa propre polémique. Alors même qu’il demandait la démission d’un préfet pour des propos racistes, il y a encore quelques jours…

Démission ?

Les propos eux-mêmes  n’ont pas l’air d’étonner grand monde. Surtout pas Azouz Begag, ancien secrétaire d’Etat à l’égalité des chances : « C'est un vrai bon dérapage franchouillard raciste qui n'a rien d'étonnant venant d'un ministre qui mène une politique xénophobe. » Seulement voilà, en France, proférer des propos racistes est considéré comme un délit. Le gouvernement, et le président, auraient-ils soutenu Jean-Marie Le Pen pour de tels propos ? Certainement pas. Ils le font pourtant avec Hortefeux, ministre de la République, de l’Intérieur qui plus est. Qui donc s’étonnera encore d’entendre siffler une Marseillaise ou de voir les services de police malmenés ?

Alors, la communication politique est-elle plus difficile aujourd’hui qu’il y a dix ans ? Sans doute est-elle plus dangereuse du fait de la technologie Internet. Pour Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, « nous n'avons pas appris collectivement à nous servir de la meilleure façon des nouvelles technologies de communication. » En bref, l’Etat n’a pas encore trouvé de solutions pour verrouiller certaines informations peu reluisantes. Tant mieux. Quitte à en contrarier quelques-uns et à en faire taire certains autres, la France a tout à gagner à davantage de transparence.

Nov/16/2008 

Trois candidats à la tête du PS : Aubry et Hamon pour un "Tout sauf Ségolène" ?

Le Parti Socialiste n’en finit plus de se diviser. Oubliés les espoirs du Congrès de Reims. Effacées les bonnes intentions et les tentatives de rassemblement. Les ténors ne sont pas parvenus à s’accorder.

Les prises de parole ont tourné à l’exercice de style. Entre querelles et tentatives de séduction. Entre sincérité et pragmatisme. Car il faut bien comprendre qu’aucun des candidats ne pourra s’offrir à lui seul une majorité. L’heure est donc aux concessions et seul deux grands thèmes semblent se dégager : un ancrage à gauche du parti et un rajeunissement de la direction.
Ce qui handicape sérieusement Ségolène Royal. Laquelle s’était déclaré ouverte à un rapprochement à droite avec le Modem. Et avait provoqué ainsi une levée de bouclier de la part de bon nombre de leaders du PS. Dans ce contexte, Martine Aubry et Benoît Hamon semble de fait se rapprocher à « la gauche » du parti et pourrait être rejoints par Bertrand Delanoë, dont la candidature a d’ores et déjà échoué. Et ainsi, s’allier dans un « tout sauf Ségolène ».

Deux enjeux se dégagent. D’une part, le poste de premier secrétaire et d’autre part celui de candidat à l’élection présidentielle de 2012. Et c’est bien là que le bât blesse. Delanoë et Royal ont sans aucun doute des vues sur le second événement. Seulement, la désignation du Premier Secrétaire aura une importance capitale dans celle du candidat à la présidentielle. Et si le maire de Paris peut espérer s’allier avec Hamon et Aubry et recevoir leur soutien en 2012, Royal ne peut se permettre ce luxe. Pour elle, le chemin de l’Elysée passe par une victoire à Reims. Seule.

La présidente de Poitou-Charentes ne peut donc plus compter que sur les militants qui avaient porté sa motion en tête début novembre. Et de déclarer : « Ils vont avoir la parole jeudi prochain : la main tendue que nous avons offerte n’a pas été saisie. » La commission des résolutions qui se déroulait dans la nuit de samedi à dimanche n’aura effectivement rien apporté de nouveau : « Ils (Aubry, Hamon et Delanoë) ont refusé de discuter sur le texte, n’ont proposé aucun amendement. » Une impasse qui sonne comme la fin de tout espoir de réconciliation, chacun s’en remettant au vote des militants, jeudi prochain.

Difficile d’émettre un pronostic mais quel que soit le vainqueur, le PS n’en sortira pas gagnant. Ce qui fera certainement deux heureux, Nicolas Sarkozy, et François Bayrou, à nouveau au centre des débats. Une bien piètre sortie pour François Hollande.




Mathieu OLIVIER

Mathieu OLIVIER · 111 vues · 0 commentaires
Catégories: National, Politique

Oct/13/2008 

Crise financière : Sarko présente un plan "bluffant"

Nicolas Sarkozy a présenté aujourd’hui le plan français destiné à lutter contre la crise financière. Une annonce sans grande surprise après la réunion de l’Eurogroup dimanche 12 octobre. Restait à connaître le montant de l’aide apportée au secteur financier : 360 milliards d’euros.
 

Le plan d’aide français, à l’image de ses homologues européens, prévoit d’intervenir de deux façons : garantir les crédits interbancaires et recapitaliser les éventuelles banques en difficulté.

320 milliards d’euros seront ainsi assignés à la relance des transactions entre les différents centres financiers. Transactions qui sont, pour le moment, gelées. Cette assurance, dont les banques auront à s’acquitter auprès de l’Etat, aura l’avantage de ne pas mettre en jeu l’argent du contribuable.

Les quelques 40 milliards restants, engagés pour empêcher les éventuelles faillites, sortiront quant à eux directement des caisses de l’Etat. Et c’est bien là que la bât blesse, la France « en récession », « aux caisses vides », en a-t-elle encore les moyens ?

De fait, le plan annoncé par l’Eurogroup, puis celui présenté par Nicolas Sarkozy, vise avant tout à restaurer la confiance des milieux financiers. Un objectif atteint au vu de la hausse du CAC40 ce lundi (+11.18%).

De ce point de vue stratégique, les sommes annoncées s’avèrent quasiment anecdotiques. Sarko a joué le bluff et aimerait qu’il rapporte gros. Il avouait ainsi : « la garantie [de l’Etat] sera payante à un prix normal du marché. » En l'absence de « défaillance » d'un établissement, « le contribuable sera gagnant du montant des commissions encaissées sur les garanties souscrites. » Une idée simple pour faire des bénéfices en temps de crise. On ne peut pas lui en vouloir.

Si le coup de poker semble avoir payé, la partie ne fait que commencer. Rien ne permet d’affirmer que la situation se stabilisera à long terme. Et en cas de nouvelle panique boursière, Sarko serait sans doute obligé de dévoiler un jeu bien plus faible qu’il n’y paraît… Et, pour une fois, pas question de mettre la banque en faillite.

 

Mathieu OLIVIER




 

Mathieu OLIVIER · 148 vues · 2 commentaires
Catégories: National, Politique

Oct/06/2008 

Faillites, chômage... Qui en profitera?

Nicolas Sarkozy s’active. De New-York à Toulon en passant par l’Elysée, notre chef de l’Etat n’en finit plus d’occuper la scène politique française et internationale. Il devait aujourd’hui rencontrer les ouvriers et les responsables syndicaux de l’usine Renault de Sandouville. Au menu : slogans provocateurs et employés en grève à l’appel de la CGT…

 Cliquez dessus pour l’ajouter à l’article (crise_10.jpg)

L’accueil n’a pas franchement plu au Président de la République. Qui a tout simplement décidé de ne rencontrer que les représentants syndicaux : « Si j’étais venu sur les chaînes uniquement pour rencontrer ceux qui ne font pas grève, on m’aurait dit oui, vous choisissez la facilité, puisque vous ne rencontrez que ceux qui sont d’accord avec vous… En accord avec toutes les organisations syndicales, j’ai décidé de revenir un jour où ils ne seraient pas en grève. » Sarko est beau joueur.

Il n’arrivait pourtant pas les mains vides et avait obtenu de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, l’assurance du maintien du site de Sandouville grâce notamment à la production d’un véhicule utilitaire à partir de 2012.

Reste que cette promesse n’est pas sans contrepartie. Un millier d’emplois devraient être supprimés et l’usine continuera de tourner au ralenti. Car depuis l’échec de la nouvelle Laguna, les ouvriers sont abonnés aux journées de chômage. Et à une baisse d’environ 400 euros sur leur fiche de paye. Qu’importe, Sarko est là. Et l’Etat et ses caisses vides avec lui pour apporter leur subvention et garantir la survie de Sandouville. D’aucuns ne manqueront pas de se souvenir d’un autre épisode quelque peu similaire concernant le groupe Arcelor. Avec le résultat que l’on connaît.

Pour tout dire, on se croirait revenu en pleine campagne présidentielle. Un Sarko virevoltant sur des thèmes empruntés à la gauche, prêt à citer Jaurès, Blum et consorts. Un jeu dangereux auquel le Président s’est déjà essayé. Avec plus ou moins de réussite...

Soyons magnanime, Sarko ne peut pas faire grand chose face à la crise de l’automobile. Et encore moins contre la crise financière. Car, pendant ce temps-là, le  CAC 40 dégringolait de plus de 9 points en cette seule et même journée. Notre stratège de président ne rêve que d’une chose : utiliser la situation pour remonter dans les sondages. Et pour s’afficher comme un véritable sauveur. Seulement, les outils risquent de lui manquer. Et la dette publique de se creuser à force de promettre des subventions.

Au delà du chômage, de la pauvreté, des expulsions et des faillites à la chaîne, la crise reste surtout une incroyable opportunité politique. Pour Sarko, bien sûr. Mais aussi pour d’autres leaders. Le socialiste Benoît Hamon qui se réjouit d’une situation qui pourrait « tirer le Congrès de Reims vers la gauche. » Ségolène Royal prônant un changement de système ou encore Martine Aubry, ex-ministre des Affaires Sociales. Sans oublier Olivier Besancennot, jamais aussi à l’aise qu’en période de faiblesse de l’économie capitaliste. Le malheur des uns peut souvent faire le bonheur des autres…

 

Mathieu OLIVIER






Mathieu OLIVIER · 112 vues · 0 commentaires
Catégories: National, Politique

Sep/29/2008 

Pertes et profits

Henri Guaino a avoué lundi matin sur France 2 que la France était en « quasi-récession. » Le maître à penser du président de la République n’a pu éviter le constat au vu de la crise financière internationale et des mauvais chiffres du chômage pour août. Constat d’échec ? Cette déclaration a pourtant tout de la stratégie politique.

Dès jeudi, à Toulon, Nicolas Sarkozy avait déjà prononcé le mot tabou de « récession. » Il n’est pourtant aucunement question d’un mea culpa gouvernemental ou présidentiel. Bien au contraire. « Dire la vérité aux français, c’est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat », déclarait jeudi le chef de l’Etat. En somme : tout va mal mais je n’y suis pour rien. La crise internationale, bien que réellement dangereuse pour notre économie, pourrait bien devenir le bouc émissaire officiel de la Sarkozye. Pouvoir d’achat en berne, surplus de taxe, récession. Tout y passe.

On se paye même le luxe d’anticiper quelques erreurs futures. Notamment des approximations grossières au sujet du déficit public. Car, si l’Etat a décidé de se porter garant de son système bancaire pour qu’aucun « déposant ne perde un seul euro », il ne faut pas oublier que « les caisses sont vides. »

Guaino, le spécialiste incontesté de la formule, en est déjà à prédire la « fin d’un cycle », le « retour de l’Etat », l’apparition d’un « capitalisme d’Etat. » Reste à trouver le financement…

Toujours à l’affût d’une possible manœuvre politique, Sarko accumule les efforts pour chasser sur les terres socialistes. Après la taxe sur le capital et les discours new-yorkais dans la peau du défenseur des opprimés, le voilà chantre de l’Etat-providence. Un véritable cri du cœur. Un brin démagogique.

Et pour cause. La taxe sur le capital touchera surtout les classes moyennes en épargnant les plus riches, protégés par le bouclier fiscal. Quant à ses sorties américaines, elles ont surtout donné l’occasion au plus grand humanitaire de France d’étrenner son nouveau costume devant un parterre des plus grosses fortunes du monde.

Qu’on se le dise, le président du pouvoir d’achat est de retour. Conquérant comme jamais pour remonter sa cote de popularité. Car, en temps de crise, si l’on peut tout perdre, on peut également tout gagner…

 

Mathieu OLIVIER


Sep/19/2008 

Souvent femme varie

Le fameux fichier Edvige n’en finit plus d’alimenter les débats de la scène politique. Conspué par l’opposition, malmené au sein même de la majorité, son avenir n’est pas assuré et les modifications pourraient bien accoucher d’une coquille vide.


C’était hier au tour de François Fillon de s’exprimer sur le sujet en sa qualité de chef du gouvernement. Il a ainsi demandé l’élaboration d’un nouveau décret relatif à Edvige qui ne devrait alors plus prévoir « la possibilité de centraliser et d'analyser des informations relatives à des personnes exerçant un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif. » Et ce n’est pas tout. Si l’on rajoute le « droit d’oubli » accordé aux mineurs dès leur majorité, tout laisse penser à un savoureux retour en arrière politique. Spécialité bien connue de notre exécutif.

Notre Premier Ministre semble avoir voulu clore un débat des plus embarrassants au moment même où Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, réclame l’examen d’Edvige par les députés. En publiant son annonce peu avant l’audition de la Ministre de l’Intérieur, Fillon s’assure de garder la main sur le projet. Pas sûr que MAM ait apprécié. Ni qu’Edvige ne fasse plus parler d’elle. Car elle reste néanmoins un outil dangereux de renseignement officialisant une pratique jusqu’alors non avouée et difficilement avouable. Attention, danger…

 

Mathieu OLIVIER

Sep/07/2008 

La médaille....

On l'a dit et redit... Entendu et surentendu... La France est LE pays des droits de l'Homme. Il ne s'agit pas de relancer une polémique sur les Jeux Olympiques, la France, son président, leur silence. Finies la liberté de la presse, la liberté d'opinion. Les Jeux sont clos. Rideau. Et pourtant...
Une autre cérémonie avait lieu hier : celle des Jeux Paralympiques. Dans l'indifférence générale. A peine quelques images d'une fête qui, il faut bien faire quelques compliments, semblait grandiose.
Seulement, en France, cela n'intéresse personne, en tout cas dans notre cher service public. Nos 119 athlètes auront tout juste droit à une émission quotidienne sur France 2 de... 10 minutes. Si Mr Sarkozy ambitionne de faire de France Télé un symbole de la culture française, ce qui est sûr, c'est qu'elle ne brille pas par son humanité.
Toujours est-il qu'à Pékin, David Smétanine est devenu champion olympique du 100m nage libre et que la judokate Sandrine Aurrières a remporté une belle médaille d'argent. La France peut être fière d'eux. Et pas le contraire...

Mathieu OLIVIER

Sep/06/2008 

Bayrou au centre... des attentions

 

Entre les discordes socialistes et les fausses notes présidentielles, c’est vendredi 5 septembre à Cap Esterel (Var) que François Bayrou a décidé de rentrer en scène. Le leader du Modem entend se porter à la tête d’un « mouvement de refus républicain. » Premier visé : le président de la République, Nicolas Sarkozy.


 Alors que les Royal, Delanoë, Fabius et Moscovivi ne pensent encore qu’à s’entredéchirer, François Bayrou entend bien profiter de l’université d’été du Modem pour s’affirmer comme le chef de l’opposition : « Face à ce que je considère comme une rupture avec la tradition républicaine française, il y a la responsabilité de devoir s'opposer sur le fond. »


Il y a six mois, rien ne permettait de prédire une telle position en faveur de François Bayrou. Lâché par ses élus, battu à la mairie de Pau, coulé par l’UMP, le leader du Modem ne pesait plus lourd sur l’échiquier politique français.

Et pourtant… Voilà qu’au milieu de l’université d’été agitée de l’UMP et des discordes socialistes émerge une nouvelle fois l’éternel troisième homme. Inquiétude de la majorité présidentielle. Déchirements du PS autour d’une possible alliance au centre « qui pourrait à terme déboucher sur un contrat de gouvernement. » François Bayrou ne peut que se réjouir : « C’est bien d’être au centre des débats des autres, non ? »


Peut être était-il un peu hâtif d’enterrer l’homme des 18% à la présidentielle. L’opposant Bayrou semble toujours pouvoir s’appuyer sur une base électorale solide : « L'attention et la confiance des gens sont là. C'est la matière première de la politique. » Pour le leader du Modem, la période des alliances à droite, celle de l’UDF, n’est plus qu’un souvenir. La gauche socialiste et l’opposition lui tendent les bras. Pour preuve, certains militants ironisent déjà : « A ce train-là, il va y a avoir un 5e candidat au poste de secrétaire général du PS. » Une chose est sûre, au milieu de la tempête, personne, socialistes et majorité compris, ne verrait d’un bonne œil son ascension.

 

Mathieu OLIVIER

Sep/06/2008 

L' "info" du jour

Directement sortie du monde.fr et au sujet de notre équipe nationale de football : "Les bleus déjà au pied du mur"
Et bien comme ça, ils ne sont plus au fond du trou. C'est un début...

Jun/18/2008 

Le On s'en fout d'une semaine parmi d'autres : 18 juin 2008

Tiens...il y a encore de la lumière ici ? Pourtant c'est les vacances. Mathieu a dû oublier d'éteindre en partant. Bon, tant que je suis là, autant me dérouiller un peu le clavier. Mais que dire? C'est qu'on perd l'habitude, on se fait vieux...Faute de mieux, je vais vous raconter ma vie. Oh noooooooon ! Et si, c'est comme ça. C'est moi qui écris, donc c'est moi qui commande.


Hier soir j'ai regardé un spectacle. Comique. France-Italie. Du grand art vraiment. Je n'avais plus rien vu de pareil depuis Coluche. Un match d'improvisation phénoménal entre la Comedia d'El Arte et la Troupe des Chèvres Bleues. Magnifique ouverture avec sept minutes de qualité du soliste Franck R., couronnées d'une invraisemblable figure : la blessure grave tout en commettant une faute. Soulignons toutefois l'assistance indispensable d'Andrea P. pour ce tour de force.


La soirée s'annonçait donc sous les meilleurs auspices. Mais l'entrée en scène d'Eric A. a démontré que nous n'avions encore rien vu. Penser à exécuter la figure du « fauchage flagrant d'attaquant en pleine surface » à ce niveau, alors qu'on ne voit normalement cela que chez les minimes, j'appelle cela du génie. Oui monsieur (ou madame d'ailleurs). Petit reproche à ce moment du spectacle : le passage éclair d'un certain Samir N., que personne n'a réellement compris. Rien de rédhibitoire toutefois à cette légère erreur de mise en scène.


La démonstration, d'une rare qualité, se poursuit donc. Jusqu'à cette magnifique soixantième minute où Daniele D., Grégory C. et Thierry H. exécutent un mouvement à trois d'une rare coordination. Le ballon terminant sa course au fond des filets vides. Ah oui, il y avait un ballon. Je ne vous l'avais pas dit ? Mais c'est accessoire : ne retenons que la fluidité de cette figure, si naturelle qu'on jurerait que les acteurs ne l'ont pas fait exprès.


Mais permettez moi de terminer par un petit coup de gueule. A l'encontre du public français, qui semble réclamer la démission du metteur en scène, Raymond D. Mais enfin comment peut-on être ingrat à ce point ? Cet homme a tout donné pendant deux ans pour en arriver à cette unique représentation. Il mériterait au moins un peu de reconnaissance. Pas d'inquiétude toutefois, on me confirme que Raymond s'en fout.


Sur ce, à je ne sais pas quand, et dans le doute faisez tout de même gaffe aux pigeons.


Aymeric CHOVAUX

 

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